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24 octobre 2011 1 24 /10 /octobre /2011 22:57

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20 septembre 2011 2 20 /09 /septembre /2011 20:18

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22 avril 2011 5 22 /04 /avril /2011 22:06
PSYCHOLOGIE
Plongée intime dans le sac des femmes
Article paru dans l'édition du 13.03.11
Un livre et une exposition s'intéressent à cette extension de soi, agrémentée d'objets utiles ou d'apparence futile

 

Faire parler les sacs à main des femmes : deux hommes, un artiste et un sociologue, s'y sont employés. Pierre Klein, photographe et vidéaste, a invité des femmes à « vider leur sac », au propre comme au figuré, et à raconter les objets qui les peuplent dans l'exposition « Elles vident leur sac ». Jean-Claude Kaufmann, sociologue, directeur de recherches au CNRS a sondé les entrailles de nos besaces et publie le fruit de son enquête (Le Sac, un petit monde d'amour, JC Lattès, 251 p., 17,50 euros). Pourquoi cette démarche ? « Une très forte curiosité », pour les deux hommes, renforcée par le fait « qu'on est élevé avec cette idée qu'on ne fouille pas dans le sac des filles ».

Alors qu'une copine vidait par hasard son sac sous ses yeux en commentant les objets qui s'y trouvaient, Pierre Klein a constaté qu'en quelques minutes, il en avait appris davantage sur cette personne qu'en plusieurs mois. « Chaque objet avait un lien avec ses angoisses, ses peurs et racontait une petite histoire. Une fois tous ces objets posés sur le comptoir, j'ai vu une photo », explique-t-il. C'est ainsi que l'idée de ce travail est née. Le photographe a choisi de filmer cinquante femmes vidant leur sac et commentant les objets qui s'y trouvaient avant de les photographier. « Très vite, elles ont vidé leur sac de coeur, explique-t-il. Je ne pensais pas que ça irait si loin. Elles ne se rendaient pas compte de l'importance qu'avait le contenu de leur sac. »

Le contenu d'un sac de femme, c'est un peu un inventaire à la Prévert. Dans celui de Chrystel, 33 ans, qui requiert l'anonymat, il y a un carnet de notes, une culotte, une tablette de pilules contraceptives, un porte-cartes avec des photos, un stylo, un dollar, une bougie porte-bonheur, un tube de rouge à lèvres, un appareil photo, une brosse à dents, un portable, une paire de chaussettes et bien d'autres choses. « Il y a deux catégories d'objets : ceux que les femmes définissent comme essentiels (le téléphone, les clés, les mouchoirs, l'aspirine, la pochette à maquillage, le portefeuille) et les autres objets, ces trésors apparemment inutiles, qui sont des objets reliés à la mémoire, à des émotions, des superstitions », souligne Jean-Claude Kaufmann.

Parmi les essentiels, figurent parfois des curiosités. Comme la boussole d'Ilhem, qui préfère dormir la tête au nord. Ou des objets qui ont valeur de gris-gris ou de porte-bonheur : du billet d'un dollar à l'objet personnel investi d'un pouvoir presque magique et dont on ne peut se séparer, comme une poupée ou une peluche miniature, sorte de doudou réconfortant qu'on caresse sans même s'en rendre compte.

Certains objets rappellent des moments heureux ou particulièrement intenses. Il y a beaucoup de petites pierres, galets, cailloux, coquillages dans le sac des femmes, parfois une lettre d'amour, souvent des photos des êtres aimés, des petits carnets pour noter ses impressions, une phrase lue dans un magazine, une adresse de restaurant, des listes de course, de résolutions, des livres...

Ce sac si chargé rassure. Il est prêt à faire face à tous les imprévus. Un trajet, et le livre est là. Une petite soif, voici une petite bouteille d'eau. Certaines y glissent même une bombe lacrymogène, conjurant leur peur de l'agression. Une femme qui était adepte des petits sacs a, après le décès de son mari, déménagé et fait l'acquisition d'un sac volumineux, y fourrant livres, carnets, pour remplir un peu le vide laissé par l'absent.

Le sac est une extension de soi mais à l'extérieur de soi, un compagnon, un complice. Qu'on le perde, qu'on le vole et c'est le drame absolu. « Les propriétaires ont la sensation d'avoir perdu une partie d'elles-mêmes, constate le sociologue. Le sac est un instrument central de cette petite fabrique de l'identité au quotidien. » Certaines femmes le décrivent comme « une petite maison »« un bout d'elles-mêmes », « un puzzle dont chaque pièce construit [sa] vie », « un trou à mémoire ».

Ce compagnon intime est capable de susciter des agacements féroces. Alors qu'il doit rendre la vie plus facile, répondre en tant que prolongement de soi au doigt et à l'oeil, les objets souvent se dérobent, principalement le téléphone portable et les clés. « L'amour ordinaire vire en quelques secondes à la haine », explique le sociologue. On s'acharne méchamment contre lui, pestant contre ses supposées défaillances qui ne sont dues qu'à notre propre désordre. On le vide rageusement de son contenu.

Mais un sac ne se résume pas à son intérieur, secret, il se donne à voir. « C'est un attribut féminin, un signe de style, explique le photographe Pierre Klein. Le sac pour les femmes, c'est un peu l'équivalent de la voiture pour les hommes, ça correspond à une image qu'on veut donner de soi. »

Accessoire de mode, il est tout sauf accessoire. Certaines femmes sont fidèles à leur sac, n'en changeant que le soir ou pour les vacances ; d'autres les collectionnent et en changent au gré de leur humeur. Souvent en cuir, le sac a besoin d'être beau. C'est aussi un objet de séduction, sensuel. Il fascine et surprend les hommes.« C'est un peu comme une cachette, quelque chose que les femmes ne partagent pas, elles qui partagent beaucoup », analyse Geneviève Djénati, thérapeute de couple et de famille.

Dans le sac, il y a tout le rapport au corps intime : maquillage, rouge à lèvres, protections périodiques, préservatifs. C'est un espace privé, un objet ambivalent qui s'exhibe à l'extérieur et recèle des mystères dans son antre, ses poches,« ses couches profondes », selon l'expression de Jean-Claude Kaufmann.

Si les femmes chargent tant leurs sacs, c'est aussi qu'elles assument le rôle de « personnes ressources », constate le sociologue. Pour leurs enfants, leurs conjoints ou même leurs amis, relations ou collègues de travail, il se remplit de doudous, biscuits, lingettes, bonbons, mouchoirs, aspirine, petite bouteille d'eau, « au cas où ».

Aliénant, le sac ? « Il est aussi le signe d'une sujétion à une image de genre, celle qui veut - depuis les jeux de l'enfance - que le sac fasse la femme. La féminité triomphante par le sac a son revers. Surtout quand, après la phase des plaisirs de la séduction, le sac s'alourdit de toutes les responsabilités familiales », conclut Jean-Claude Kaufmann.

   

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19 avril 2011 2 19 /04 /avril /2011 01:46

Certains sont gros et lourds, d’autres plus petits et plus légers.

Certains sont en bon état, d’autres un peu fatigués.

Certains sont robustes, endurants à tout effort, alors que d’autres s’abîment à la moindre secousse.

La couleur varie selon l’humeur, la personnalité ou l’occasion, renvoyant de la chaleur ou de la froideur.

L’un se porte sur la main tandis que l’autre se porte à la main.

Et les deux se vident de la même manière, d’un coup sur la table, libérant en vrac les choses trop lourdes à porter.

Le cœur et le sac à main sont le reflet de l’intériorité d’une femme, qui dépose avec précaution dans ce sac ce qui la caractérise et la sécurise en cas de besoin. 

Certaines y rangent leur passé, leur présent ou juste l’essentiel.

Certaines y renferment des trésors et ne montrent ces derniers qu’à des personnes bien choisies.

Et quand on dérobe ce dernier, c’est une part d’intimité qu’on lui vole.

Le sac à main n’est que le miroir du cœur d’une femme. C’est pour cette raison qu’il est unique, quelque soit son contenu.

Comme dans un jeu de carte, la Dame de cœur a plus d’un tour dans son sac.

 

 

 

 

 

                                                                          Ilhem 15/12/09

 

(Texte écrit par Ilhem, que j'ai reçu par mail 2H après le shooting…Merci…Très beau cadeau) 

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17 avril 2011 7 17 /04 /avril /2011 22:36

                                                                 Pierre Klein

                                      Biographie   

 

 

 © Myriam Roehri

Pierre2-good-copie.jpg

Pierre Klein est né à Paris d'un père photographe et cinéaste et d'une mère peintre. Il a baigné toute son enfance dans un univers où l’image est omniprésente et c’est très jeune qu’il s’y initie. Ainsi, à l’âge de 11 ans, Pierre réalise son premier court-métrage intitulé “Le monstre du Zoute” projeté lors du Festival International du Super 8 de Bruxelles, qu’il n’aura la possibilité de voir, vu son jeune âge, que depuis la cabine de projection.


Ses études terminées, il débute sa carrière dans le cinéma et le documentaire où il explore plusieurs de leurs facettes : le son, qui le fascine depuis toujours, mais aussi l'image, le montage et la réalisation.


Après plus de dix ans passés dans le milieu du cinema il s’intéresse de plus en plus à la photographie. Une commande passée par Jean-Paul Goude et les remarques de Jean-Luc Monterosso, directeur de la Maison Européenne de la Photographie, l’éclairent dans ses recherches. Il commence alors un travail sur les détails.  “Pariscolor” est le  premier résultat de ce travail pictural qui est exposé à la Maison Européenne de la Photographie en 2006, et au Art Basel de Miami en 2008. Des photos qui montrent un Paris qui n’est pas clairement identifiable et présenté sous la forme d’un visage et de ses multiples métamorphoses. 


Enfin, il décide d'unir la photographie avec le film dans son projet "Elles Vident Leur Sac", où une cinquantaine de femmes de tous âges et de toutes origines sociales, passent devant ses objectifs. Il emmagasine ainsi plus de 150 heures de rushes et en fait un film documentaire. 
En 2010, les photographies et le film de 52 minutes “Elles vident leur sac” sont exposés, entre autre, à l’Abbaye de Maubuisson dans le cadre du Grand Pari(s) de l’Art Contemporain, au Salon et au Cinéma du Panthéon (Paris 5), en partenariat avec Polka Galerie. 

En Novembre 2012, le film est diffusé au Quebec sur la chaîne Planète+.


«Elles Vident Leur Sac» poursuit son tour du monde et s’expose à la Marsio Fine Art Gallery de Jakarta dans le cadre de la 9éme édition du festival  pluridisciplinaire «le Printemps français» en Indonésie du 26 mai au 9 juin 2013.

 

                                                                                                             

                                                                                                                                                                                       C.M


 

 

 

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16 avril 2011 6 16 /04 /avril /2011 23:23

sac de Valentina - © Pierre Klein

 

 

 

                                                                

 

      “Elles Vident Leur Sac” (2009-2011), du cinéaste et photographe Pierre Klein, est un travail fondé sur trois langages : le film, la photographie et le document écrit.

 

Avec « Elles Vident Leur Sac », il analyse la mythologie du sac à main, objet féminin par excellence. Il s’est intéressé au rapport que les femmes entretiennent avec cet accessoire intime du quotidien et tenté, par ce biais, de révéler leur personnalité. Le sac à main est un objet de mystère. Fouiller dans le sac des dames est un interdit qui attise la curiosité.

 

Ce travail s’est à chaque fois construit en trois temps : 

 

Pierre Klein a invité des femmes qui ne connaissaient pas le sujet à “vider leur sac”. Commence alors l’entretien filmé :  «J’aimerais que tu me vides ton sac…» Après quelques instants d’hésitation, les femmes acceptent et commentent le contenu de leur sac en le vidant. Ces têtes-à-têtes s’apparentent parfois à une psychanalyse, parfois à une confession, et vérifient toujours le profond pouvoir évocateur des objets intimes du quotidien. Pierre garde toujours ses distances, observe, écoute et n’intervient que pour poser des questions et les inciter à développer leurs commentaires, leurs sentiments. En ouvrant leur  sac, les femmes ouvrent aussi leur coeur.

 

Au terme de ces longs entretiens, Pierre Klein a rassemblé ces objets intimes pour produire une photo d’identité détournée. Les photos d’ «Elles Vident Leur Sac» ressemblent à une nature morte psychologique et le film renouvelle, en quelque sorte, la pratique de la confession. 

Nombreuses sont les femmes qui transportent au quotidien une trousse à maquillage, un portefeuille bien rempli, des souvenirs, des cartes de visite, des livres... Ces objets qui diffèrent de sac en sac n’ont pas la même origine, le même parcours ni la même signification. Aucun n’est là par hasard. 

 

Pour finir, Pierre Klein a demandé à chacune d’écrire un mot commençant par : «Mon sac pour moi c’est…». Un document qui fournit une explication de plus sur le rapport qu’elles entretiennent avec leur sac.

 

Le travail de Pierre Klein, axé depuis plusieurs années sur les détails qui en disent long, ne fait que s’étoffer avec ce dernier projet. Grâce à cette démarche, il souhaite amener les personnes qui découvrent son travail à réfléchir sur des détails qui ne sont pas anodins et cela à partir d’un objet banal et usuel qu’est le sac à main . Sans jugement de valeur et avec un grand respect pour ce que les femmes révèlent d’elles, Pierre souhaite leur rendre hommage en leur donnant la parole. 


C M.


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  • : Une démarche artistique associée à une approche sociologique plonge Pierre Klein dans le sac des femmes. « Elles vident leur sac » est le thème de son dernier projet photographique et vidéo. Pour Pierre Klein le sac à main est l'un des objets féminins le plus parlant. Le rapport que les femmes entretiennent avec ce dernier, lui a semblé suffisamment pertinent pour en faire une exposition et 1 films de 52 Min.
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